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06/07/2020

Migrations

Ils sont partis pour découvrir des ailleurs improbables,

Et pour oublier qu’ils étaient d’ici., de ce pays de brumes.

Ils sont partis pour découvrir ce que l’homme, jamais, n’avait pu contempler.

Leurs voiliers fendirent la mer bleue,

L’océan infini, qui derrière l’horizon touche les cieux.

Pleins d’espérance, ils naviguèrent vers d’inconnues contrées

Aux noms fantastiques et rêvés.

Et là-bas, ce n’étaient que terres vierges et denses forêts,

Animaux étranges et plages infinies.

Sur des chemins de traverse, ils cheminèrent au hasard,

Perdus dans leur désir d’un devenir meilleur.

Ils longèrent des côtes fantastiques,

Dont les falaises abruptes plongeaient dans la mer éternelle,

Ils parcoururent des steppes sans limites,

Des plateaux d’altitude et des montagnes inconnues.

Ils naviguèrent sur des fleuves impétueux aux flots torrentueux

Et les remontèrent jusqu’à leur source ultime.

 

Alors, arrivés au bout du monde, ayant touché du doigt leur rêve,

N’ayant plus rien à espérer,

Ils rebroussèrent chemin,

Eternels migrateurs

A l’âme inconsolable.

 

Littérature, poésie

 

 

 

01:16 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : littérature, poésie

Commentaires

Ne sommes-nous pas tous d'éternels errants...
•.¸¸.•*`*•.¸¸☆

Écrit par : Célestine | 06/07/2020

@ Célestine : et que cherchons-nous, finalement ?

Écrit par : Feuilly | 17/07/2020

Je crois que dans ce poème, il ne s'agit pas d'errance. Si je me réfère à la définition de ce mot, je suis tenté d'accepter volontiers le mot " Migrations"qui a servi de titre et qui correspond au contenu du poème. Oui nous sommes tous d'éternels migrants. Nous avons toujours en nous ce besoin d'ailleurs pour survivre, partir pour que la vie devienne moins monotone ou moins triste ou moins misérable... en somme pour que la vie devienne supportable, vivable. "Alors, arrivés au bout du monde, ayant touché du doigt leur rêve, /N’ayant plus rien à espérer, /Ils rebroussèrent chemin" Il y a aussi ceux qui ne rebroussent pas chemin, ceux qui, arrivés à l'horizon, continuent à chercher un horizon au delà de l'horizon: "Les éternels migrateurs à l'âme inconsolable ".
Quelle est notre provenance et quelle est notre destination? Vastes questions qui restent ouvertes.
Magnifique poème qui va au delà de la métaphore pour raconter l'humain où qu'il soit dans l'univers.

Écrit par : Halagu | 27/07/2020

@ Halagu : ce besoin d'ailleurs (pour rendre la vie supportable) est en effet un peu différent de l'errance, ce dernier terme ayant une connotation négative. D'un autre côté, on a beau rêver à un ailleurs, celui-ci est rarement atteint (ou s'il est atteint, il n'est qu'une étape vers un autre ailleurs encore plus lointain). Conclusion : le poète ne trouve jamais ce qu'il cherche et reste un éternel frustré. D'où sans doute ce besoin d'écrire qui s'empare de lui.

D'où venons-nous et où allons-nous ? Gauguin, déjà, avait posé cette question : https://www.lemonde.fr/festival/article/2019/08/07/peinture-d-ou-venons-nous-que-sommes-nous-ou-allons-nous-et-autres-questionnements-metaphysiques_5497422_4415198.html

Écrit par : Feuilly | 27/07/2020

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