18/10/2013
Nuages
Les nuages passaient, poussés par les grands vents atlantiques.
Dès l’aube naissante, ils défilaient, troupeaux affolés et sauvages,
Ravageant le ciel pâle.
Plus noirs que des chevaux fous, ils couraient vers des horizons improbables,
Venant des plaines océanes dont ils avaient conservé l’amertume.
Et moi, sur ce quai désert, je les regardais passer, incrédule.
Moi qui n’allais plus nulle part et qui avais raté tous les trains, je restais là,
Perdu dans ma solitude.
Je les regardais, formes éphémères et changeantes
Chargées de tous les chagrins du monde.
Parfois, je me demandais où finirait leur course,
En quels pays lointains ils déverseraient leur pluie,
Et sur quel visage d’enfant ils feraient couler des larmes.
22:14 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : littérature
Commentaires
Écrit par : agnès | 20/10/2013
Écrit par : Feuilly | 20/10/2013
Très beau texte, Feuilly.
Écrit par : Bertrand | 21/10/2013
Écrit par : Michèle | 21/10/2013
Écrit par : Michèle | 21/10/2013
Écrit par : Bertrand | 21/10/2013
Au terminus, d'ailleurs, impossible même de continuer à pied. D'ailleurs, rien ni personne ne nous y attend.
Heureusement qu'il y a la fuite des nuages, "ces merveilleux nuages" qui nous font un peu oublier l'attente.
Écrit par : cléanthe | 21/10/2013
@ Michèle : oui, il ne faut pas trop regretter les trains qu’on n’a pas pris, sinon on est démoralisé.
@ Cléanthe : la vie, en effet, ne nous laisse pas vraiment le choix. On prend le train qu’on peut, celui qui se présente. De toute façon, le terminus est toujours le même.
Écrit par : Feuilly | 22/10/2013
"La vie est un train qui ne s'arrête à aucune gare. Ou on le prend ou on le regarde passer sur le quai et il n'est pas de pire tragédie qu'une gare fantôme" Y. Kadra
Écrit par : saravati | 22/10/2013
Écrit par : Feuilly | 22/10/2013
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