03/10/2014
Automne nostalgique
Je marche sur les sentiers de l’automne
Comme je marche dans ma vie
Sans trop savoir où je vais.
Je regarde les couleurs, qui lentement se fanent,
Le ciel qui pâlit et le jour qui tarde à naître en des matins de brume.
J’écoute le chant de rares oiseaux
Tandis qu’un vent encore tiède
Me parle de pays lointains que je ne connais pas.
Devant moi détale un lièvre, effarouché déjà par tout ce qu’il pressent.
Une feuille d’un profond vert sombre frémit sur sa branche.
Bientôt elle s’envolera, paillette d’or dans le ciel pur,
Pour retomber sur le chemin que la pluie détrempera.
C’en sera alors fini de toute cette beauté éphémère,
Il ne restera que la boue des chemins
Où n’apparaîtra même plus la trace de mes pas.
15:38 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : littérature
Commentaires
Vous faites le même constat que Marina Tsvetaeva. On ne fait que ''se faufiler à travers le temps, comme l’océan, sans alarmer les eaux'', disait-elle. Tandis que chez vous on devine (en particulier dans les derniers vers) une tristesse teintée de dépit, chez elle, le constat devient la sentence d'une passante sans regrets :
la plus belle victoire
sur le temps et la pesanteur
c'est peut-être de passer
sans laisser de trace
de passer sans laisser d'ombre.
Écrit par : Halagu | 07/10/2014
@ Halagu : j'admire ces gens qui se réjouissent du côté éphémère de leur passage. Je n'y arrive pas. La mort me semble le plus grand des scandales. Je devrais me tourner vers les philosophies orientales. Mais accepter, c'est aussi se résigner.
Écrit par : feuilly | 08/10/2014
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