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24/10/2020

Dernier spectacle

Quand nous aurons joué notre dernier spectacle,

Quand nous aurons rangé les masques et les cothurnes

Et que les feux de la rampe se seront éteints.

Quand les musiciens auront rangé leurs instruments

Et que le public anonyme sera parti dans la grande nuit,

 Il ne restera plus dans notre cœur

Que l’étoile éphémère de tous nos espoirs

Et le souvenir d’avoir un instant été sublime sur scène.

 

Alors nous prendrons la route sans nous retourner,

La route qui conduit à l’océan,

Et là nous contemplerons les vagues éternelles

Qui n’en finissent pas de mourir sur le sable blanc.

 

Littérature

 

02:37 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : littérature

Commentaires

Je crois que vous avez tout à fait raison: quand les lumières de la scène commencent à baisser, chacun quittera la scène sans remords car il ne se souviendra que des ''instants sublimes'' du spectacle et rejoindra les coulisses le cœur léger. Jour après jour, le temps passe et l'homme persévère à attendre la vague, qui finalement lui échappe.
J'aime beaucoup ce poème enchanteur qui nous parle de la finitude et de l'éternel recommencement avec bienveillance et tact drapés de la magie de la poésie.

Écrit par : Halagu | 26/10/2020

@ Halagu : oui, le temps passe et la fin du voyage (le spectacle est ici une métaphore) se profile tout doucement à l'horizon. Il ne reste que l'éternité des vagues pour nous faire rêver et nous donner l'illusion d'un éternel recommencement. Encore que dans leur sempiternel mouvement, ces vagues viennent "mourir" sur le sable.

Écrit par : Feuilly | 26/10/2020

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