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23/05/2020

Nouveau roman

Parution de mon dernier roman, aux éditions Spinelle à Paris.

 

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Commentaires

Un titre effrayant...mais qui donne envie d'aller voir ce qui s'y cache.
Bravo pour votre constance dans l'écriture, cher ami.
•.¸¸.•*`*•.¸¸☆

Écrit par : Célestine | 26/05/2020

Oui, chère Célestine, mais du coup je suis très peu présent ici. A l'impossible nul n'est tenu.
Titre effrayant pour une histoire sombre, en effet.

Écrit par : Feuilly | 26/05/2020

Est-ce trop demander qu’un petit extrait ? Le début par exemple.
On ne trouve pas grand-chose sur le site de l’éditeur.
Merci.

Écrit par : Michèle | 18/08/2020

INTRODUCTION
(Extrait du journal de Sophie)
Ce soir-là, j’ai regardé maman qui remplissait ma valise avec de beaux vêtements à ma taille. Je me posais beaucoup de questions. Je me disais que nous n’allions certainement pas partir ensemble, puisque qu’il n’y avait qu’une valise. J’avais peur et je me demandais ce qui allait se passer. Rien de bon, assurément. Evidemment, je n’ai rien osé demander, car je sentais maman fort nerveuse, plus encore que d’habitude. Je n’avais pas envie qu’elle me sorte encore plein de méchancetés. Alors j’ai bien observé son visage, pour ne pas l’oublier et j’ai fait la même chose avec tous les meubles de l’appartement.
J’ai mal dormi cette nuit-là. Quand je me suis réveillée, papa était déjà parti travailler. Au petit-déjeuner, je n’ai presque rien mangé car j’avais mal au ventre. Evidemment, je me suis fait gronder une fois de plus par maman, alors j’ai décidé de ne plus lui adresser la parole. C’est ce qu’elle a fait aussi de son côté. Je l’observais comme jamais je ne l’avais fait et je voyais bien que cela l’agaçait. Comme chaque fois que j’étais seule avec elle, j’avais peur. C’est qu’avec elle, les gifles partent rapidement.
Ensuite nous sommes sorties, elle devant et moi derrière avec ma valise. Dans le train, nous avons continué à nous observer sans rien dire. Arrivées à destination, j’ai suivi maman sans broncher. Pour rien au monde je ne lui aurais dit quoi que ce soit. Nous avons marché un bon quart d’heure et j’avais déjà l’impression que j’étais loin d’elle. Ce n’était pourtant pas le cas, puisqu’elle se retournait souvent en rouspétant parce que je ne marchais pas assez vite. J’aurais bien voulu que tout s’arrête, mais non, c’était impossible, et nous sommes arrivées devant un immense bâtiment avec une grande grille en fer. On a sonné et une dame d’un certain âge nous a ouvert en nous souhaitant la bienvenue. C’était déjà ça, mais moi je n’ai pas ouvert la bouche.
On m’a dit de m’asseoir dans un fauteuil, pendant que maman parlait avec la dame. J’étais trop loin pour entendre ce qu’elles racontaient, mais peu importe, j’avais déjà compris de quoi il s’agissait. Je suis restée immobile, les mains crispées sur les accoudoirs. A mes pieds, se trouvait ma valise. Je fixais ma mère intensément. Je me disais que peut-être elle allait changer d’avis et que tout cela n’allait pas arriver.
Mais maman s’est levée et a dit au revoir à la dame avec qui elle parlait, puis elle m’a fait un petit signe de la main et s’est dirigée vers la porte. Arrivée là, elle s’est retournée, rien qu’une fois, et m’a regardée. Ensuite, elle est partie en refermant la porte derrière elle et a disparu. J’avais toujours les mains sur les accoudoirs et je serrais fort, très fort, aussi fort que je le pouvais. Les doigts me faisaient mal, mais je n’ai rien dit, pas un seul mot. Aucune larme n’a coulé de mes yeux. Maman était partie et moi je restais là.
Un peu plus tard, on est venu me donner un uniforme et j’ai dû enlever mes beaux vêtements. Ce n’est que le soir, dans le grand dortoir, que je me suis mise à pleurer, quand j’ai été tout à fait sûre que maman ne reviendrait plus. Je ne pouvais plus m’arrêter. C’était à un point tel qu’une dame m’a prise avec elle dans sa chambre et m’a expliqué qu’à partir de maintenant je vivrais ici, avec les autres petites filles et que je ne devais pas être triste. Elle me disait que ces petites filles étaient bien gentilles et que toutes ensemble elles formaient le groupe des souris.

Écrit par : Feuilly | 31/08/2020

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