11/03/2010
obscurité (11)
08:30 Publié dans Prose | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : littérature
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Commentaires
Dommage que La Courtine-le-Trucq soit si loin, je serais allée leur porter une torche et de quoi manger !
Écrit par : Michèle | 11/03/2010
Écrit par : giulio | 11/03/2010
@ Giulio: La maison sera encore là quelque temps. Mais arrêtez de dévoiler la suite... Car je me suis fait les mêmes remarques que vous et donc tout cela va forcément apparaître à un moment où l'autre.
Écrit par : Feuilly | 11/03/2010
Surtout, ne nous faites pas le coup du rêve: l'enfant se réveille dans l'écurie. J'ai toujours détesté les auteurs qui emmènent leur public pour le larguer ensuite (genre tout est vain et nous ne sommes que poussière).
Bonne écriture!
Écrit par : Natacha | 11/03/2010
Écrit par : Feuilly | 11/03/2010
Cela me fait penser à cette légende qu'évoque Pascal Quignard dans "La nuit sexuelle" :
Achéron avait eu pour fruit de son union avec la nymphe qui s'appelait Obscure un fils. Dans l'ombre souterraine l'enfant, le jeune Ascalaphos, épiait partout la fille de Déméter, la jeune Perséphone. Un jour il la surprit en train de rompre son jeûne au jardin d'Hadès : il l'aperçut en train d'avaler une petite graine de grenade. L'enfant aussitôt alla dénoncer à Hadès la jeune déesse. Hadès sur-le-champ la punit. Elle ne peut plus remonter au jour.
Perséphone est à jamais prisonnière de la nuit.
C'est alors que prise de colère, Déméter transforma en chouette l'enfant voyeur et rapporteur.
Baubô était l'épouse de Dysaulès qui habitait Eleusis. En larmes Déméter se rendit au sanctuaire du dieu. La déesse cherchait en vain, partout, sa fille enlevée par la Mort et désormais immobilisée dans la nuit infernale à cause d'Ascalaphos. La grande déesse est incapable de quitter sa tristesse même quand il lui faut manger. Alors Baubô tandis qu'elle lui servait la soupe, retroussa sa tunique et lui montra son sexe avec lequel elle faisait des visages. Et la déesse se prit à rire de nouveau. Alors le soleil sortit de la caverne et brilla de nouveau sur le monde des humains, des vallées, des forêts, des animaux, de la nature.
Écrit par : Michèle | 12/03/2010
Quant à la chouette, oui, c'est un animal fascinant, qui vit la nuit, qui voit dans la nuit et qui regarde la nuit.
Elles sont nombreuses dans la Creuse, je n'en ai même jamais vraiment entendu que là (un véritable concert nocturne, un peu lugubre, un peu inquiétant. Et en même temps l'impression qu'elles lancent un cri de désespoir, celui que les humains voudraient pouvoir lancer quand ils se rendent compte que leur vie est ephémère et entourée de ténèbres).
Alors, oui, l'enfant qui parvient à sortir de l'obscurité de la maison et qui se retrouve sous la clarté de la lune (astre énigmatique par excellence) atteint à une certaine connaissance, celle que la chouette détient naturellement. Celle-ci ne peut que s'envoler, devant l'intrusion de cet humain dans son domaine.
Comme quoi, derrière la simple histoire ici racontée on peut deviner un sens plus profond.
Écrit par : Feuilly | 12/03/2010
Sinon j'adore les chouettes (nous avons la chance d'en avoir l'été dans le jardin), surtout leur façon de tourner la tête à 360° !
Écrit par : Cigale | 15/03/2010
Écrit par : Feuilly | 15/03/2010
Justement c'est un vrai héros ce petit de faire tout ça dans ce contexte difficile.
Écrit par : Cigale | 15/03/2010
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