01/11/2009
Rutebeuf
En cette période d'automne, quoi de plus naturel qu'un poème sur le vent qui emporte les feuilles et pas seulement les feuilles...
Reste la mémoire, qui nous constitue puisqu'elle nous permet de nous souvenir de ceux que nous avons aimés et qui ont disparu, sans qu'on sache bien pourquoi, finalement.
La vie est un chemin étrange. Un jour, on rencontre des personnes qui deviennent importantes pour nous, puis le lendemain on ne les voit plus. Le plus étonnant est qu'on parvienne à survivre.
Que sont mes amis devenus
Qua j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est mort-e
Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta
Avec le temps qu'arbre défeuille
Quand il ne reste en branche feuille
Qui n'aille à terre
Avec pauvreté qui m'atterre
Qui de partout me fait la guerre
L'amour est mort-e
Ne convient pas que vous raconte
Comment je me suis mis à ho
En quelle manière
Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est mort-e
Le mal ne sait pas seul venir
Tout ce qui m'était à venir
M'est avenu
Pauvre sens et pauvre mémoire
M'a Dieu donné le roi de gloire
Et pauvre rente
Et droit sur moi quand bise vente
Le vent me vient
Le vent m'évente
L'amour est mort-e
Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta
Les emporta...
Qua j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est mort-e
Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta
Avec le temps qu'arbre défeuille
Quand il ne reste en branche feuille
Qui n'aille à terre
Avec pauvreté qui m'atterre
Qui de partout me fait la guerre
L'amour est mort-e
Ne convient pas que vous raconte
Comment je me suis mis à ho
En quelle manière
Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est mort-e
Le mal ne sait pas seul venir
Tout ce qui m'était à venir
M'est avenu
Pauvre sens et pauvre mémoire
M'a Dieu donné le roi de gloire
Et pauvre rente
Et droit sur moi quand bise vente
Le vent me vient
Le vent m'évente
L'amour est mort-e
Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta
Les emporta...
01:52 Publié dans Errance | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : littérature
Commentaires
Les poètes disparus n'en auront jamais assez, des bis, même s'ils n'écartent plus le rideau pour y répondre et même s'ils ont filé par la sortie des artistes pour aller se saouler la gueule ou se faire pendre ailleurs en laissant leurs chansons courir dans les rues...
Écrit par : giulio | 01/11/2009
http://www.youtube.com/watch?v=bK7slk0oisU&feature=related
Écrit par : Feuilly | 01/11/2009
Écrit par : giulio | 02/11/2009
http://www.deezer.com.Il faut sélectionner ensuite Catherine sauvage heritage (il y a 231 chansons) puis aller à la page 3. Vous y êtes. Bonne écoute.
Écrit par : Halagu | 02/11/2009
Ce qui reste serait, peut-être, l'émoi.
Écrit par : ellesurlalune | 07/11/2009
Écrit par : Feuilly | 12/11/2009
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