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19/09/2019

La page est tournée

J’avais écrit sur le sable de la plage

Des mots éphémères

Qui se sont évanouis lors de la dernière marée,

Lors de la première grande bourrasque d’automne,

Quand l’équinoxe fut de retour

Et que le monde a basculé vers l’hiver et l’horreur.

 

J’avais écrit des poèmes aujourd’hui disparus.

J’en ai oublié les vers

Et leur musique morne et obsédante.

Il ne reste dans mon souvenir que le bruit des vagues

Déferlant en cascade sur l’infini du sable.

 

J’avais écrit des choses terribles

Sur la vie et la mort

Sur la solitude aussi

Ainsi que sur le temps qui passe et qui nous emporte.

 

De ces écrits sur le sable

Il ne reste rien, rien du tout.

Rien que le sentiment d’avoir perdu mon temps,

Ce peu de  temps qu’il me restait à vivre.

 


Commentaires

On ne perd jamais son temps à écrire, cher ami.
C'est comme si l'on pensait perdre son temps à regarder le flot des nuages.
Une chose essentiellement existentielle.
Rien ne sert à rien, et pourtant...
Allez, aujourd'hui est le premier jour d'une nouvelle vie.
•.¸¸.•*`*•.¸¸☆

Écrit par : celestine | 23/09/2019

Je sais chère Célestine. Ce sont ici mots de poète, un peu blasé peut-être de n'être point assez lu. Alors parfois, dans l'obscurité de la nuit, je me dis que tous ces écrits n'ont finalement pas beaucoup de sens. Les mots s'effacent comme les nuages. Ils n'ont servi qu'un instant à nous rendre heureux et c'est assurément leur plus grand mérite.

Écrit par : Feuilly | 23/09/2019

On n'est jamais assez lus, sans doute, mais on est lus par ceux qui en ont eu envie, ce qui porte non pas plus loin mais plus profond... Après tout, est-on jamais mieux connus par une foule ou par les quelques-uns qui nous décryptent avec le coeur?

Écrit par : Edmée De Xhavée | 06/10/2019

Oui, Edmée, il y a ici, sur Marche romane, quelques lecteurs fidèles et qui savent lire. Mais on se demande parfois si l'amitié ne trouble leur jugement et on voudrait savoir ce que dirait le grand public. Mais peut-être celui-ci n'est -il pas éclairé ?

Écrit par : Feuilly | 06/10/2019

Le grand public ... ? Vous voulez dire celui qui lit Russo et Marc Levy ?
Je préfère un petit public éclairé, quant à moi...
Allez, revenez !
 •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

Écrit par : celestine | 07/10/2019

@ Célestine : pas de panique, je ne m'en vais pas. Et en effet le public de Russo ne m'intéresse pas. A ce sujet, c'est vraiment pénible. Je prends le train tous les jours pour mon boulot. Autrefois les gens lisaient et maintenant s'il y a un lecteur par wagon, c'est déjà beaucoup (en plus de moi, bien entendu :))). Et cet unique lecteur ne connaît que Lévy et Russo ou alors des trucs genre Fantaisy.

Bon, finalement, si je comprends bien, moins on a de lecteurs, plus on est un écrivain valable, c'est bien cela ? il est vrai que quand je vois votre blogue, je suis fier de vous compter parmi mes fidèles lectrices :))

Écrit par : Feuilly | 07/10/2019

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