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15/06/2018

Des îles

Il est des îles, là-bas, où des femmes mauresques racontent aux enfants des histoires de marins et de voiliers fantastiques.

Il est une ville, là-bas, où le vent apporte des senteurs marines chaque fois que le soir tombe.

Un grand fleuve fait de souvenirs coule lentement jusqu’à sa bouche océane.

Du haut des falaises du temps, on peut contempler les récifs où se sont brisés tous les rêves.

Dans les cafés enfumés aux vitraux mystiques, des hommes boivent de la bière amère et du vin doux. Ils devisent entre eux sur les femmes inconnues qu’ils ont croisées dans la nuit des cathédrales. Ils se souviennent de leurs regards de feu et du désir qui les a alors consumés. Ils se souviennent de leurs cheveux fauves, de leurs lèvres troublantes, et de leur sourire énigmatique. Ils se racontent les corsages entrouverts et les jupes flottant le long des cuisses nues, comme de grandes voiles invitant aux voyages. Ils parlent et ils boivent, puis s’en vont dans la nuit oublier les fantômes de ces sirènes qui hantent leur mémoire.

Il est des îles, là-bas, où les enfants dorment et où les femmes mauresques rêvent d’un ailleurs étrange. Elles laissent tomber leur robe et contemplent en silence le grand fleuve qui coule dans la nuit jusqu’à l’océan infini.

Il est des îles.

Là-bas.

 

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00:25 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (4)

Commentaires

Ah votre invitation au voyage est délicieuse et voluptueuse...
Merci pour ce texte, cher ami.
¸¸.•*¨*• ☆

Écrit par : celestine | 15/06/2018

@ Célestine : Merci. Votre fidèle présence aussi. :)))

Écrit par : Feuilly | 15/06/2018

Tu nous offres un poème. Merci. Je nous en offre un autre

"amis je vous écris simplement pour vous dire que vous
et moi sommes encore en vie :
il ne faudrait pas perdre la chose de vue"

(L'amour d'Amirat, Daniel Biga )

Écrit par : Michèle | 23/06/2018

é Michèle : c'est en effet le plus important, être encore en vie (et c'est parfois difficile)

Écrit par : Feuilly | 23/06/2018

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