02/12/2012
Brouillard
Le brouillard a tout effacé et je reste seul avec moi-même.
Les collines ont disparu, ainsi que le village et la forêt.
Il n’y a plus rien.
Rien que le murmure de la rivière, quelque part dans ma mémoire.
Je marche, enveloppé d’un voile de coton blanc.
Je marche sans savoir où je vais.
Il fait froid, très froid.
Autrefois, la vie était ici : des oiseaux dans les arbres, des bourgeons sur chaque branche, un lièvre à l’arrêt, les oreilles au vent, affolé par un bruit insolite, ou bien encore un renard, trottinant à travers les prés, une proie entre les dents.
Aujourd’hui, il n’y a plus rien. Plus de bourgeons, plus d’oiseaux. Le grand lièvre est mort et le renard a disparu.
Il a disparu dans la brume, comme les collines, comme le village, comme la forêt.
Aujourd’hui il n’y a plus rien et je marche seul dans la nuit qui tombe,
Sans savoir où je vais et sans même savoir qui je suis.
15:12 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : littérature
27/11/2012
Toi
Toi que j’ai connue dans un lit de tendresse
Toi qui m’as donné ton cœur, ton âme et ton corps
Toi qui m‘as tout donné, même tes souvenirs d’autrefois
Toi qui es venue à ma rencontre quand je n’espérais plus rien
Toi qui m’as souri quand nos regards se sont croisés pour la première fois
Toi qui m’as aimé comme jamais personne ne m’avait aimé
Toi qui m’as écrit des milliers de lettres des milliers de mots
Toi qui as parlé de l’amour comme personne encore ne m’en avait parlé
Toi qui un soir es venue te blottir contre moi
Toi qui m’as dit simplement « je ne veux pas te quitter »
Toi que j’ai connue dans un lit de tendresse
Toi…
00:05 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : littérature







