06/04/2007
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21:18 Publié dans Errance | Lien permanent | Commentaires (0)
Art précolombien (2)
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Tehotihuacan
21:00 Publié dans Errance | Lien permanent | Commentaires (0)
Art précolombien (1)
Nous en avons vu une belle illustration récemment, quand les musées de Bagdad ont été pillés lors de l’invasion américaine. Il s’agissait là manifestement d’anéantir jusqu’au passé d’un peuple afin de lui imposer plus facilement un autre ordre culturel.
Mais revenons à notre art précolombien. Au-delà des considérations purement esthétiques, j’ai été frappé par la représentation du regard dans les masques mexicains. Si certains ont des trous à la place des yeux, comme les masques de carnaval, d’autres n’ont pas d’yeux du tout. Entre le front et le nez se trouve un simple renfoncement, sans aucune représentation de l’œil ou des paupières. Et pourtant, paradoxalement, ces visages ont une vie et semblent vous regarder avec une intelligence autre, un peu comme Tirésias, le devin officiel de la ville de Thèbes (voir Euripide et Sophocle), qui pouvait prédire l’avenir bien qu’il fût aveugle. D’autres masques, plus angoissants, représentent en quelque sorte une orbite creuse, sans œil, mais avec l’os du crâne qui est visible au fond. Et puis il y a des mises en abyme, comme ce guerrier au visage découvert qui tient dans sa main son propre masque.
Enfin, les références animalières sont nombreuses (le jaguar, etc.), ce qui me renvoie à ma lecture des Mythologiques de Lévi-Strauss et à son analyse des mythes des peuples primitifs. En m’acheminant vers la sortie, je me souviens qu’on déboise la grande forêt équatoriale et que les derniers indiens sont en train de disparaître. Demain ils ne vaudront plus que pour avoir été.
15:20 Publié dans Errance | Lien permanent | Commentaires (1)
04/04/2007
Problème de terminologie
On remarquera que j’utilise le terme « blogue » et non « blog », par respect pour nos amis Acadiens et autres habitants de la belle province de Québec. Le terme blog, vous ne l’ignorez pas, vient de l’anglais. Le « log » est une pièce de bois qu’on lançait à la mer afin d’évaluer la vitesse du navire par rapport à cette pièce qui elle restait immobile. Avec l’arrivée d’Internet, s’est développée l’expression « Web log », bien vite contractée en « Blog ».
Les locuteurs francophones de la douce France, timorés comme d’habitude par leurs années d’école (durant lesquelles on leur a appris à respecter scrupuleusement la grammaire et le bon usage), n’ont pas été assez rapides pour créer un néologisme qui eût quelque consonance latine. On peut même avancer sans prendre le risque de se tromper qu’ils n’ont même pas osé le faire. Du coup, comme chaque fois, c’est le mot anglais qui s’est imposé, nous rappelant insidieusement que nous avons perdu la guerre de 39-45 et avec elle notre suprématie culturelle. Il nous faut donc aller aux confins de la francophonie, dans ces terres éloignées souvent recouvertes de neige, pour retrouver des locuteurs encore capables d’innover et d’imposer leur langue aux gens d’en face, refusant du même coup tout colonialisme linguistique et tout asservissement culturel.
17:05 Publié dans Langue française | Lien permanent | Commentaires (0)
Je blogue, tu blogues, il blogue...
Pourquoi commencer un blogue ? C’est la question que des millions et des millions d’Internautes n’ont pas manqué de se poser avant moi. Pour avoir parcouru la Toile depuis quelques années déjà, je ne suis pas sans connaître les risques qui guettent les profanes désireux de s’exprimer publiquement. Habituellement, après une période d’euphorie où le néophyte s’adonne aux joies de pouvoir partager ses idées, celui-ci doit faire face à des critiques de plus en plus acerbes de la part de personnes bien intentionnées ou non. Fatigué par cette lutte sans répit qui consiste à vouloir imposer malgré tout ses idées, ayant reçu pas mal de coups, le blogueur espace alors ses contributions, qui de journalières deviennent hebdomadaires puis finalement mensuelles. C’est à ce moment, habituellement, qu’il se rend compte que son inspiration s’est tarie et que finalement il n’a plus rien de fondamental à communiquer, si ce n’est en prenant le risque de se répéter. Que le blogue ferme ou continue à vivre d’une vie improbable, cela revient au même : son auteur, conscient de ses limites, bouleversé par l’agressivité qu’il a parfois dû essuyer, quitte la Toile et se replonge dans ses lectures. S’il est tenace ou si le désir de communiquer malgré tout est le plus fort, il ouvre un nouveau site, quelque peu différent, et recommence l’expérience.
Afin d’éviter autant que faire se peut tous ces écueils, il est clair qu’il n’entre pas dans mes intentions d’alimenter quotidiennement ce blogue. Cela se fera selon mes humeurs et selon ma disponibilité. Bien sûr un tel site n’attirera pas les foules, car le côté aléatoire des publications en découragera plus d’un. Tant pis. Si quelques visiteurs entrouvrent de temps à autre la porte, c’est déjà très bien. Le principal est qu’ils se sentent bien en ce lieu où, loin de la foule, on voudrait s’adonner aux joies de l’écriture et de la réflexion.
13:30 Publié dans Blogue | Lien permanent | Commentaires (4)





