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11/04/2013

Aube

Sur la plage déserte, en ce matin du monde, nous cheminions.

La mer s’était retirée très loin, vaincue après ses assauts de la nuit.

 

Tandis que sur le sable nos pas laissaient des empreintes improbables,

Dans le ciel pur, un oiseau blanc passa,

Lançant un cri unique.

 

Puis ce fut le silence.

Le grand silence des origines,

Celui qui régnait avant l’apparition de l’homme.

 

Nous poursuivîmes notre route, savourant secrètement le monde et son premier matin.

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19:33 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : littérature