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09/09/2012

Galop fantastique

Quel était ce galop entendu dans la nuit ?

Quelles bêtes étranges, quelles créatures bizarres

sont passées près de nous, au milieu de nos songes ?

Le sol en tremblait, martelé par des millions de sabots,

Et la vieille maison en fut tout ébranlée.

 

Quel était ce galop, entendu dans la nuit ?

Quels êtres sauvages, farouches et indomptés

passèrent sur le chemin, près de la vieille demeure ?

Ils étaient des millions à marteler le sol,

Beuglant à l’unisson, comme les bêtes de nos songes.

 

Quel était ce galop entendu dans la nuit ?

Quelles créatures fantastiques, quels  troupeaux diaboliques

martelèrent le chemin, près de notre vieille maison ?

 Des heures durant, nous en tremblâmes dans nos rêves,

et en fûmes ébranlés au plus profond de notre être.

 

Quel était donc ce galop, entendu dans la nuit ?  

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22:47 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature

07/09/2012

Pensée

« Celui qui ne se sent pas offensé par l'offense faite à d'autres hommes, celui qui ne ressent pas sur sa joue la brûlure du soufflet appliqué sur une autre joue, quelle qu'en soit la couleur, n'est pas digne du nom d'homme. »

Jose Marti, poète et révolutionnaire cubain, mort à 42 ans lors de la guerre d’indépendance contre les Espagnols.


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23:21 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (2)

05/09/2012

Bleu marine

Toi qui dors nue au milieu de tes rêves,

Toi qui lis toute la nuit sous la lune bleue

Et qui entends la mer battre les falaises du monde,

A quoi songes-tu quand la marée monte

Et que le désir te submerge dans l’ombre,

Tandis que les vagues, dans les lointains,

Se retournent avec fracas sur les rochers noirs ?

 

Toi qui dors nue au milieu de nulle part,

Toi qui rêves de la lune et de tous les départs,

Et qui entends battre ton cœur chaque fois que la marée monte

A qui songes-tu dans ton grand lit sombre,

A quel marin parti vers de vagues lointains,

Tandis que la lumière d’un grand phare

Eclaire subitement tes beaux cheveux noirs ?

 

Toi qui rêves nue au milieu de la nuit,

Toi qui écoutes la mer au pied des falaises bleues

Et qui dors dans un lit balloté par les vagues,

Pourquoi songes-tu à tous ces marins, à tous ces départs,

A tous ces navires perdus et sans phare,

Tandis que la marée monte le long des rochers noirs ?

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00:55 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature