16/04/2007
Le vocabulaire d'Internet
L’expression associée à Internet, celle que l’on peut lire sur toutes les publicités (on se demande d’ailleurs en quoi Internet a encore besoin de publicité) et qui est désormais consacrée, relève du sport aquatique. Je veux parler du verbe surfer. On surfe, parait-il, sur Internet, ce qui tendrait à prouver que je ne maîtrise pas cet instrument. En effet, il n’y a rien que je déteste plus que cette activité de surface, liée à la vitesse et qui oblige celui qui la pratique à glisser à la surface des choses sans vraiment les approfondir. Certes, comme tout un chacun, quand je consulte un article, celui-ci m’entraîne souvent vers un autre, tout aussi intéressant et ce dernier vers un troisième et ainsi de suite. Mais surfer suppose une vitesse et une rapidité qui ne me conviennent pas. Si j’entre dans un sujet, j’aime tourner autour à mon aise, l’approfondir, le faire mien. En décortiquer la substantifique moelle, comme disait un de nos grands écrivains. A quoi bon survoler des sujets en n’en comprenant que l’aspect extérieur ? A quoi bon toujours courir sans rien pénétrer vraiment ? C’est un peu comme si vous vous contentiez de regarder le visage des femmes que vous croisez dans la rue, sans désirer en connaître une plus intimement. L’essentiel n’est-il pas pourtant derrière ses yeux à demi-fermés ?
22:42 Publié dans Actualité et société | Lien permanent | Commentaires (10)





